« Le sentier est unique pour tous, les moyens d’atteindre le but varient avec chaque voyageur. » Proverbe tibétain

Photo grottes mer

Debout aux aurores, nous longeons les Sounds jusqu’au village de Havelock, puis coupons à travers les vallées jusqu’à la Baie de Tasman et la ville de Nelson. Après quelques courses, nous traversons le sympathique centre-ville à pieds pour un petit tour dans la minuscule boutique de Jens Hansen. Bijoutier aujourd’hui disparu, ses orfèvres continuent de s’activer et dans les vitrines, l’on peut admirer plusieurs anneaux du… eh bien oui du Seigneur des Anneaux. 🙂 Hansen a participé au travail de Sauron et des Elfes. Outre l’Unique, sont exposés des versions des trois anneaux des elfes ainsi que l’anneau de Barahir, quoi que seul l’anneau d’Elrond utilisé dans le film a été réalisé par Hansen… Où sont les autres orfèvres ?

8 février 2019 | 7h59

Marlborough Sounds

8 février 2019 | 11h53

Jens Hansen

8 février 2019 | 11h49

The One Ring

Nous sommes superbement accueillis par la dame qui s’occupe du site Internet. Bien que nous lui ayons signifié que nous n’étions pas là pour acheter, elle prend tout de même le temps de nous parler et montrer les différentes versions de l’anneau, avant de passer à d’autres réalisations. Ils viennent de gagner un concours pour la création d’une bague qui représente la région, ayant forgé les courbes pour qu’elles ressemblent aux collines et aux baies de Nelson et Tasman. Puis comprenant que je suis une fan des écrits de Tolkien et de la version cinématographique de Peter Jackson, elle sort des tréfonds de la boutique rien de moins que la large version de l’Unique utilisée dans le film – je laisse à Monsieur le soin de le décrire, il l’a tellement bien fait 😀 ! Jens et son fils Thorkild ont créé plus de quarante variations de l’Anneau, afin d’avoir différentes échelles, des plus petites pour les doigts de Hobbit, à l’anneau de 8 pouces que nous avons tenu.

Nous poursuivons notre route, prenant la direction du parc national Abel Tasman. Ce dernier est plutôt à faire à pieds et en kayak, mais nous nous contenterons de le longer, cherchant un moment Tokangawhā . Arrivés au village de Marahau, nous constatons que nous avons raté la formation géologique… Observant un instant l’étrange ballet des tracteurs à marée basse qui vont et viennent pour ramener des embarcations, nous décidons de faire demi-tour.
Bien nous en a pris ! Une petite route cachée, un sentier au milieu des bois et nous arrivons dans une baie déserte au sable orangé, dans les eaux de laquelle trône l’étrange Split Apple Rock. Autour de la plage, quelques cavités sont explorables, attention de ne pas écraser les centaines de moules qui s’accrochent ici !

8 février 2019 | 16h23

Tracteurs à Marahau

8 février 2019 | 17h16

Split Apple Rock

Nous passons une nuit dans la Moss Scenic Reserve, où nous écoutons avec attention les rapports officiels à la radio concernant les incendies qui ravagent la région un peu plus au sud. Les habitants de Wakefield sont en train d’être évacués, c’est la route que nous devions prendre dans quelques jours après avoir exploré la pointe nord-ouest… A suivre.

Le lendemain, après un brunch avec une superbe vue sur Sandy Bay et le parc national, nous traversons la ville de Takaka aux chouettes fresques murales et faisons un petit crochet aux Te Waikoropupu Springs, une des sources d’eau les plus claires au monde. Sur le petit sentier qui y mène nous croisons un weka, après le kiwi c’est l’un des célèbres oiseaux de Nouvelle-Zélande qui ne volent pas. Quoi qu’étant aussi une espace menacée, il est moins timide que le kiwi.

9 février 2019 | 11h53

Weka

9 février 2019 | 12h05

Cigale néo-zélandaise

Nous sommes aussi suivi par une cigale néo-zélandaise – chorus cicada – qui ne veut plus nous quitter, s’accrochant à nos mains, bras et vêtements ! Elle se tient silencieuse et nous pouvons enfin observer de près ces insectes qui font presque plus de bruit que nos cigales du sud de la France. 😎 (Wiki dit que cela peut atteindre des proportions assourdissantes au plus fort de leur population vers février… bah voilà !)

9 février 2019 | 12h03

Te Waikoropupu

9 février 2019 | 12h09

Sources

Le vent souffle un peu et dérange la surface de l’eau, du coup les photos ne rendent pas vraiment hommage à la beauté du paysage sous-marin que l’on peut admirer sans avoir besoin de plonger. La baignade est d’ailleurs interdite, aujourd’hui Te Waikoropupu est déclarée tapu – sacrée, un local nous raconte qu’il fut un temps où il était possible de s’y baigner et de se laisser pousser par la force de la source. A certains endroits l’on peut voir des sables dansants, de fins grains blancs mouvants tenus en suspension par les petits évents sous-marins.

Comme je prends rarement des photos des villes mais que j’ai bien aimé Takaka, voilà une vidéo de la traversée, ça vous donne une idée de ce à quoi ressemblent les villes néo-zélandaises, très semblables aux australiennes. J’ai tenté des ralentis dans le montage pour mieux voir les fresques mais du coup à l’exportation ça fige… Bon ben vous aurez bien le temps de voir les baleines et l’autruche là voilà. 😛

Nous longeons ensuite la Golden Bay, mangeons au creux du village de Collingwood et nous arrêtons au bout de la route, à Farewell Spit. Il est possible d’aller à pieds jusqu’au départ de l’isthme de sable d’environ vingt-six kilomètres dont la plupart sont protégés et interdits d’accès. Mais nous nous contenterons d’un bout de marche sur la plage au milieu des oiseaux et des poissons lorsque l’on met les pieds dans l’eau ultra claire, juste avant ce plus long banc de sable du pays que nous apercevons au loin.

9 février 2019 | 13h43

Farewell Spit

9 février 2019 | 14h16

Golden Bay

Le motIl y avait des petits comiques qui avaient transformé le c en o sur la signalisation de Havelock, du coup ça donne envie aux touristes de jeter un œil…  😉
En effet, le joyau des bagues, celui qui provoque le silence des anneaux.
Dans la désormais célèbre joaillerie Hansen, que l’on surnomme ringmaker, où le, ou plutôt la multitude d’anneaux ont été fabriqués, se trouve un modèle particulier de la taille d’un ballon de handball pesant plus lourd qu’un pack de bières, ayant servi dans la séquence où on le voit tourner en l’air puis tomber lourdement sur le sol… Normal qu’ils l’ont laissé tomber, vu le poids de l’engin !

 

La pomme, c’est pas nous qui l’avons croquée ! Si j’avais le savoir, je le saurais  🙂

8 Comments on “« Le sentier est unique pour tous, les moyens d’atteindre le but varient avec chaque voyageur. » Proverbe tibétain”

  1. MERCI POUR CETTE LECTURE…EST CE QUE LES CIGALES NZ CHANTENT EN ANGLAIS OU EN LANGUE MAORI????A SUIVRE AVANT VOTRE RETOUR….BISES DE PAPY.
  2. On allait par là quand même ! Les incendies ont failli nous faire changer le sens de la boucle pour l’Île du Sud que nous avions prévu dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

    Merci pour le petit mot 😉

    Je ne suis pas sûre d’avoir compris leur chant, peut-être était-ce Te Reo – le langage – Māori. 😉

  3. Te Waikoropupu ….Lucile est passée par là aussi…. splendides couleurs ! Merci merci !
    J’en profite pour souhaiter un Happy Birthday à Ronald qui se laisse gagner par la fièvre du précieux….
    Gros bisous à vous deux
  4. Oui les fonds de la source étaient vraiment magnifiques ! Merci de la part de Monsieur 😉
  5. C’est plutôt une couronne l’engin … si je re regarde les seigneurs des anneaux un jour, je ne le verrai plus pareil .. Et vous donc !?

    A bientôt alors ..
    Bises

  6. Même sur la tête, je crois qu’il serait trop lourd à porter. Évidemment, nous nous sommes revus la trilogie sur la route, mais à refaire car ce n’était pas les versions longues. 😀

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