« La nature se suffit. » Friedrich Hegel

Dimanche matin nous entrons dans notre deuxième parc national tasmanien : Mount Field, où après un bon brunch nous attaquons la randonnée de deux heures qui nous mènent de cascades en cascades en nous faisant traverser la forêt tropicale où poussent des géants de plusieurs dizaines de mètres de haut.

15 février - 12h51

Russell Falls

15 février - 14h09

Horsehoe Falls

Si les Russell Falls sont les plus touristiques – quelques minutes de marche depuis le centre d’information du parc – elles sont aussi les plus hautes et impressionnantes, ce qui n’enlève rien au charme des chutes d’eau de Horsehoe ou de Lady Barron.

15 février - 13h32

Au pied d'un géant

15 février - 14h42

Dans un géant !

Au milieu du sentier Tall Trees Walk nous pouvons expérimenter un instrument qui permet de mesurer la taille des arbres : un dendromètre – je pense que c’est la bonne traduction, quoi qu’ils indiquaient un clinometer en anglais – celui que nous utilisons est un simple tube en métal avec viseur qu’il faut pointer sur la cime de l’arbre, une fois l’angle par rapport à la ligne d’horizon relevé, un tableau nous donne la tangente qu’il faut ensuite multiplier avec la distance entre le preneur de mesure et l’arbre en question. Après nos exercices mathématique nous nous rendons au pied de ce colosse de quatre-vingt mètres qui continue de pousser aujourd’hui encore.

15 février - 15h23

Mount Field National Park

15 février - 15h51

Lac Dobson

Nous reprenons la voiture pour emprunter la piste dans les contreforts du Mont Field qui s’arrête au lac Dobson où nous restons un instant les jambes dans ses eaux fraiches et limpides. Un peu plus bas se trouve le lac Fenton où nous n’aurions pas pu mettre les pieds : le respect d’une zone tout autour de ce lac est demandé car il alimente Hobart en eau potable à hauteur de 20 %.

16 février - 9h30

Lac Meadowbank

16 février - 13h42

Ronald au lac Saint Clair

La journée est bien avancée et nous décidons de retourner à notre lac de Meadowbank plutôt que d’entamer la traversée des parcs nationaux Cradle Moutain et Franklin Gordon, situés dans le centre et le sud-ouest de la Tasmanie, cette dernière région est encore sauvage : un ensemble de parcs vierge de toute urbanisation.

Lundi nous roulons jusqu’à la ville de Derwent Bridge, dont la station service semble vouloir nous préparer au prix du diesel dans l’outback – 1,48$ le litre contre environ 1,30 habituellement – puis nous faisons une halte au lac Saint Clair où, prêts pour une randonnée d’environ deux heures, nous nous nous arrêtons finalement sur une plage au bord du lac ne voyant pas pourquoi il faudrait aller plus loin pour admirer ses eaux qui se dorent lorsque les nuages daignent laisser briller le soleil.

16 février - 14h32

Franklin River Nature Trail

16 février - 15h18

Donaghy's Hill

Nous poursuivons notre route vers l’Ouest, jouant aux parfaits touristes en nous arrêtant à chaque fois que nous croisons un panneau marron indiquant un site naturel – bon sauf celui annonçant trois jours de marche ! 😀 Nous parcourons ainsi le Franklin River Nature Trail, vingt minutes dans la forêt au bord des fleuves Franklin et Surprise, puis les quarante minutes de la Donaghys Hill qui ouvre un panorama à trois cent soixante degrés sur plus d’une dizaine des monts du Franklin Gordon Wild Rivers National Park, dont le Mont Ronald Cross – « sa » rue ne suffisait plus face à « mon » lac 😉 – ou le Mont Arrowsmith pour les fan de rock – quoi, presque ! C’est sur ce sentier que nous croisons notre deuxième serpent-tigre, à pieds cette fois-ci – nous, pas le reptile 😛 ! A peine l’avons nous repéré qu’il fuit nos pas et les vibrations qu’ils entraînent, comme quoi à moins de chercher à les embêter ou de vraiment manquer de chance en marchant sur un serpent profondément endormi, il en faut pour se faire mordre !

16 février - 19h05

Premier feu de camp

17 février - 9h27

Lac Burbury

L’aire sur laquelle nous pensions passer la nuit est fermée et nous poursuivons notre route, visitant les jolies Nelson Falls avant de finalement camper sur les bords du lac Burbury, un endroit sublime où nous allumons notre premier feu de camp avec l’impression d’être seuls au monde.

17 février - 12h37

Iron Blow à gauche

17 février - 12h37

Iron Blow à droite

Après un brin de toilette dans le lac et une nouvelle cueillette de mûres, le matin du mardi 17 février nous trouve parcourant les derniers kilomètres menant à Queenstown, avec un arrêt à l’Iron Blow lookout, ancienne mine de fer de la région.

17 février - 15h33

Cradle Mountain au loin

17 février - 16h22

Qui c'est ?

17 février - 16h26

C'est l'échidné !

17 février - 16h28

Occupé à manger...

Puis nous voilà remontant vers le Nord, direction le réputé Mont Cradle – instrument utilisé pour la recherche d’or auquel la montagne ressemble – où à peine arrivés nous voyons notre première échidné de près et vivant – nous en avons croisés sur la côte Est mais de loin, cette fois-ci j’ai des photos à vous montrer, quoi que pas parfaitement nettes !

17 février - 17h01

Lac Lilla (Cradle Mountain sur la gauche)

17 février - 17h15

Wombat Pool

De nombreuses randonnées sont possibles ici, pour tous les niveaux et emploi du temps : nous optons pour le Crater Lake Circuit Walk malgré le temps menaçant – mais qui donne une certaine dimension au paysage – deux heures en partant des rives du lac Dove, longeant le nord du lac Lilla avant de monter vers le point d’eau nommé Wombat Pool. Effectivement nous repérons les déjections assez spéciales que le wombat dépose souvent sur un rocher pour marquer son territoire, vous ne pouvez pas les rater, elles ont une forme presque carrée – ne me demandez pas comment il arrive à faire ça !

17 février - 18h20

Rayon de soleil

17 février - 18h36

Parc national de Cradle Mountain

17 février - 18h39

Mais qui voilà ?

17 février - 18h48

C'est le wombat !

Admirant le paysage, nos yeux traquent également l’éventuelle présence de l’animal. C’est après le lac Crater et la descente le long de ses chutes que nous apercevons notre premier wombat ! Il est suivi de cinq autres dont un broutant paisiblement l’herbe sans se soucier de notre présence à quelques centimètres à peine.

Ravis de nos rencontres avec la faune, nous reprenons la route à la nuit presque tombée, roulant doucement pour ne pas écraser la-dite faune, jusqu’au lac Barrington, à l’opposé de la rive où nous avions passé notre première nuit en Tasmanie. La journée animale n’est pas terminée puisque nous mangeons un sandwich dans le noir entourés de wallabys, pademelons et d’autres que nous n’avons pas su identifier.

14 Comments on “« La nature se suffit. » Friedrich Hegel”

  1. magnifique et étonnant, des arbres et des animaux inconnus ! Apprécie la chance de fêter ton anniversaire dans un décor extraordinaire Merci de nous faire partager ces merveilles de la nature

    Ici la bonne nouvelle c’est que Nanette va quitter l’hôpital et va balancer le fauteuil roulant,les béquilles et rentrer chez elle après deux mois et demi d’immobilité !

    Bisous de Nanou

  2. Je m’étonnais de ne pas avoir de vos nouvelles, mais quel plaisir de te lire et de partager avec vous ces merveilles de la nature entre la faune et la flore, tu nous donnes pas de nouvelles concernant vos recherches d’emplois ? Où en êtes vous ?
    Bisou à tous les deux
  3. Merci pour ces découvertes qui nous font passer un agréable moment en votre compagnie. Après Ronald le 14 c’est à ton tour demain donc bons anniversaires. Affectueusement.
  4. Joyeux Anniversaire Claire ! Le choix est difficile…souffler tes bougies dans un arbre (sans y mettre le feu), ou alors devant un magnifique paysage (sans te brûler lez cheveux tellement tu es fascinée par la vue), ou bien sous une cascade (sans tremper les bougies ) ….ppfffffffff
    Merci pour le partage de votre périple, les paysages sont à couper le souffle, et vous croisez la route de surprenantes et adorables petites créatures ! Continuez à vous émerveiller et à nous émerveiller aussi !
    Bises des bordelais à tous les deux !
  5. Coucou Nanou ! Nous travaillons depuis le 26 février, c’est pourquoi les nouvelles tardent. Mais étant dépendant du temps nous avons quatre jours de congés (pluie là où nous travaillons), dont le 27 mars. Nous en avons profité pour partir pour ce week-end vers le nord de la Tasmanie, retrouver l’océan et le soleil !

    Gros bisous !

  6. Coucou Monette ! Comme je viens de répondre à Nanou, nous travaillons depuis le 26 février, dans la cueillette (un article à venir !) : ce sont de grosses journées du coup peu de temps à consacrer au site Internet !

    Gros bisous !

  7. Merci pour ton message ! Nous avons opté pour le bord du Détroit de Bass avec coucher de soleil. 😉 Ce qui est parfait car ces deux derniers jours étaient froid et pluvieux, l’automne est là !

    De gros bisous à vous tous !

  8. Sympa .. c’est vrai que l’on apprend plein de chose, je ne connaissais pas la wombat .. Les grands arbres savez vous ce que c’est ? Sequoias?
    Je file regarder tes photos en grand, il y en quelques unes qui même en petit sont magnifiques ..
    Merci pour le partage ..
  9. Je pencherais plus pour l’eucalyptus par ici ! Certains arbres poussaient déjà du temps de la visite d’Abel Tasman. 😉 Le partage va dans les deux sens alors merci à toi aussi ! 😀
  10. Merci pour votre carte de Tasmanie reçue hier. Elle confirme bien ce que nous avons ressenti au travers de vos récits la concernant. Tant de découvertes sur la faune, la flore et dans de si beaux paysages, comment ne pas en être « amoureux » ? Bon retour sur le continent et bonne continuations. Bises
  11. Bien que l’automne et le froid arrivent, nous profitons de nos derniers jours sur la « petite » île. 🙂

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